Faut-il dépénaliser le cannabis ?

Faut-il dépénaliser le cannabis ?

Dr Paul Dupont  rédigé le 26 mai 2016 à 11h28
 
 

La prise régulière du cannabis induit des perturbations peu à peu irréversibles du cerveau profond, là où se trouvent nos systèmes émotionnels et les sièges de l’humeur. Faut-il, dès lors, dépénaliser, banaliser, déculpabiliser ? Pour permettre à ceux qui ont des maladies graves et des douleurs de se soigner, oui ! Mais sans oublier de constamment rappeler les risques encourrus par ceux qui ont une consommation déraisonnée de cette drogue pas si douce.

Permettez-moi de donner un avis tout à fait personnel, mais qui permettra peut-être de vous éclairer, si vous avez des enfants ou des petits-enfants susceptibles de fumer un joint… Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est qu’il n’existe pas de drogues douces et sans danger. Car toutes ces substances modifient les états de conscience, perturbent les fonctions du cerveau et mettent gravement en danger l’adolescent dès qu’il commence à les utiliser. Il s’agit là d‘un problème majeur de santé publique, aux lourdes conséquences.

La prise régulière du cannabis induit en effet des perturbations peu à peu irréversibles du cerveau profond, là où se trouvent nos systèmes émotionnels et les sièges de l’humeur, là où l’individu est capable de distinguer ce qui est bon ou mauvais pour lui. S’en suivent une baisse des réflexes, un désintérêt pour tout, une fatigue nerveuse avec état de manque progressif qui conduit à devenir agressif.  Plus grave encore : lorsqu’un ado est sous l’effet de la drogue, cela perturbe son sens discriminatif. Nous avons tous en nous une sorte de filtre de protection qui empêche que notre subconscient ne soit pollué par des pensées inappropriées.

Or sous l’effet du cannabis, ce filtre « se perfore » et tout peut entrer dans cette sorte de grenier des pensées qu’est le subconscient sans que la personne ne s’en rende compte. Ainsi un fumeur régulier devient facilement « suggestionnable ». Ses fréquentations,  si elles sont mauvaises, vont concourir à programmer en lui une dépendance totale. Dépendance à des drogues de plus en plus dures. Il ne s’agit plus alors du cannabis mais de toute sorte de substances addictives très dangereuses. Ces produits ont un puissant effet dépresseur sur le système nerveux et le jeune va alors entrer progressivement en dépression cigarette après cigarette, sans vraiment s’en rendre compte. Il se renferme alors sur lui-même et cela peut conduire au suicide.

Alors faut-il dépénaliser ? Banaliser ? Déculpabiliser ? Tolérer qu’une partie de la jeunesse devienne violente ou dépressive ? Ne vaudrait-il pas mieux éduquer plutôt que de dépénaliser ? Mais quelle éducation ? Certainement pas l’éducation matérialiste qui ne donne aucune réponse au besoin de spiritualité d’un adolescent. La drogue ne répond pas au pourquoi de l’existence pas plus qu’elle ne nous renseigne sur qui nous sommes en tant qu’être humain ! Elle conduit à une illusion destructrice de la conscience intérieure. Elle produit un individu dépendant et stimule son animalité aux dépens de son humanité.

Que l’on dépénalise le cannabis pour permettre à ceux qui ont des maladies graves et des douleurs de se soigner, oui ! Mais alors, qu’on explique aussi jour après jour ce que je viens de dire, les risques que cela représente pour l’individu normal. Peut-être que le meilleur moyen de lutter contre les vendeurs de drogue serait de conseiller aux enfants la méditation, de pratiquer un art ou d’avoir une démarche spirituelle authentique.

Article paru dans le journal ALTERNATIVE SANTE nº 36

 

Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com